La conservation des semences : boucler la boucle
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Ce que vous allez apprendre
Apprenez à récolter et à garder les semences de vos meilleures plantes : le savoir-faire durable par excellence, celui qui vous rend autonome.
La boucle complète

Chaque plante que vous avez cultivée a commencé par une semence. Et chaque plante que vous cultivez produit ses propres semences. La L'habitude de récolter, de sécher et de garder les semences de vos propres plantes pour les semer lors des saisons suivantes. Elle fait économiser de l'argent, préserve les variétés adaptées et crée un cycle de culture qui se suffit à lui-même. boucle la boucle. Vous passez de l'achat de semences à la production des vôtres, et votre jardin devient un système qui se suffit à lui-même.
Conserver ses semences, ce n'est pas seulement pratique. C'est aussi un geste qui a du sens. Quand vous gardez les semences de vos meilleures plantes, vous choisissez des plantes qui réussissent dans VOS conditions à vous. Après quelques années, vous cultivez des plantes adaptées de façon unique à votre sol, à votre climat et à votre microclimat. Ce n'est pas seulement du jardinage efficace. C'est de la sélection de plantes tout en douceur, la même méthode qui a donné chaque variété de légume qui existe.
À la fin de cette leçon, vous saurez exactement de quelles plantes il est le plus facile de garder les semences, comment récolter et préparer les semences de chaque culture, et comment les ranger pour qu'elles soient encore prêtes à semer dans un an, ou dans cinq ans.
Quelles semences garder

Avant de garder une seule semence, deux questions vous disent si ça vaut la peine.
Pollinisation libre ou hybride. Les variétés à pollinisation libre (PL) produisent des semences qui donnent des plantes identiques, ou presque, à la plante mère. Gardez-les sans hésiter. La plupart des variétés Une variété de plante transmise de génération en génération par les jardiniers, habituellement depuis plus de 50 ans. Les variétés ancestrales sont toujours à pollinisation libre et produisent des semences fidèles au type. On les aime pour leur saveur, leur histoire et la facilité d'en garder les semences. sont à pollinisation libre. Les variétés hybrides (F1) sont des croisements entre deux variétés parentes différentes : leurs semences ne donnent pas des plantes fidèles, et les descendants sont imprévisibles, ressemblant souvent à l'un ou l'autre des grands-parents. Ne les gardez pas.
Autopollinisation ou pollinisation croisée. C'est important parce que certaines plantes se pollinisent elles-mêmes avant même que la fleur s'ouvre (alors la conservation des semences est infaillible), tandis que d'autres se croisent avec n'importe quelle variété apparentée qui pousse tout près (ce qui veut dire que vos semences risquent de ne pas être fidèles, même si la plante mère est à pollinisation libre).
- Autopollinisation, les plus faciles : tomates, poivrons, haricots, pois, laitue. Cultivez deux variétés côte à côte, et les semences restent quand même fidèles.
- Pollinisation croisée, il faut les isoler : courges, concombres, melons, maïs et la plupart des choux et de leurs cousins (chou, chou frisé, brocoli). Si vous cultivez deux variétés de courge dans le même espace de culture, leurs semences donneront des hybrides surprises. Cultivez une seule variété de chaque espèce par saison, ou gardez seulement les semences de celle que vous voulez fidèle.
Conseil
Vérifiez votre sachet de semences avant de planifier votre conservation. S'il est écrit « PL », « pollinisation libre » ou « ancestrale », c'est bon. S'il est écrit « hybride F1 », achetez des semences neuves chaque année. S'il n'y a rien d'écrit, c'est habituellement à pollinisation libre : le statut d'hybride est presque toujours indiqué.
La conservation des semences, culture par culture

Chaque culture a sa propre routine. Commencez par les cinq faciles (tomates, haricots, pois, laitue et poivrons), puis ajoutez les autres à mesure que vous prenez de l'assurance.
Les tomates (le classique). Coupez une tomate bien mûre en deux. Mettez la pulpe, avec les semences et le gel, dans un petit pot avec un peu d'eau. Laissez reposer à la température de la pièce pendant 2 à 3 jours, en brassant une fois par jour : une moisissure blanche et duveteuse se forme sur le dessus. C'est la fermentation qui fait son travail. Versez dans une passoire et rincez jusqu'à ce que les semences soient propres. Étalez-les sur une assiette de carton (pas sur un essuie-tout, elles y collent) et laissez sécher environ une semaine. Un seul fruit mûr vous donne des dizaines de semences.
Les poivrons. Laissez un poivron mûrir complètement sur le plant, jusqu'à ce qu'il soit ridé et trop mûr pour être mangé. Ouvrez-le, grattez les semences, étalez-les sur une assiette et laissez sécher 1 à 2 semaines. Pour les piments, portez des gants : la capsaïcine reste collée aux doigts pendant des heures.
Les haricots et les pois. Laissez les gousses sur le plant jusqu'à ce qu'elles soient brunes, sèches et qu'elles fassent un bruit de hochet. Si le gel menace avant qu'elles soient sèches, arrachez le plant entier et suspendez-le à l'envers dans un endroit abrité jusqu'à ce que les gousses finissent de sécher. Écossez les gousses et laissez sécher les semences encore une semaine à l'intérieur avant de les ranger.
La laitue. Laissez un plant Quand une plante feuillue arrête de faire des feuilles pour faire une tige florale, le plus souvent à cause de la chaleur. La laitue montée en graines devient amère, mais si vous la laissez continuer, elle produit des semences que vous pouvez garder. (fleurir et faire ses graines). Les toutes petites fleurs produisent des semences duveteuses pendant quelques semaines. Secouez les têtes de graines dans un sac de papier tous les quelques jours. Elles mûrissent peu à peu. Séparez les semences du duvet en les frottant doucement entre vos paumes et en soufflant légèrement au-dessus d'un bol.
Les concombres, les courges et les melons (cucurbitacées). Ils doivent mûrir bien au-delà du moment où on les mange. Un concombre pour les semences devient jaune, puis orange, puis brun. Une courge d'hiver est mûre au moment où vous la mangez. Une courge d'été comme la courgette doit grossir jusqu'à ce que sa peau soit dure et qu'on ne puisse plus la marquer avec l'ongle. Retirez les semences, faites-les fermenter comme celles des tomates pendant 2 à 3 jours pour dissoudre le gel, rincez et laissez sécher 2 à 3 semaines. Souvenez-vous de la règle de la pollinisation croisée : une seule variété par espèce par saison.
Les radis. Facile. Laissez quelques plants monter en graines. Ils produisent de minces gousses qui deviennent brunes et sèches comme du papier : écossez-les comme des haricots.
Les fines herbes et les fleurs. La plupart des fines herbes (basilic, coriandre, aneth, fenouil) produisent des têtes de graines bien visibles après la floraison. Laissez les têtes sécher sur le plant, puis coupez-les et secouez-les au-dessus d'un bol. Les œillets d'Inde, les tournesols, les soucis et les capucines sont des fleurs parfaites pour commencer : leurs semences ressemblent exactement à ce que vous imaginez.
Le saviez-vous?
La fermentation des semences de tomate imite ce qui se passe dans la nature : le gel acide autour de chaque semence l'empêche de germer tant que le fruit est encore sur le plant. La fermentation dissout ce gel et tue en prime bien des maladies transmises par les semences. Sautez cette étape et votre taux de germination baissera nettement l'année suivante.
Sécher et ranger les semences

Un bon séchage et un bon rangement font toute la différence entre des semences qui germent l'an prochain et des semences qui finissent au compost.
Le séchage. Étalez les semences en une seule couche sur des assiettes de carton, des grillages ou des plats en céramique. Une pièce chaude et aérée, à l'abri du soleil direct, est idéale : le comptoir de la cuisine ou un bureau libre fait très bien l'affaire. Les petites semences (laitue, carotte, fines herbes) sèchent en une semaine environ. Les grosses semences (haricots, pois, courges) ont besoin de deux semaines ou plus. Le test : un haricot bien sec casse net quand vous essayez de le plier. S'il plie sans casser, continuez de le faire sécher.
Les options de rangement :
- Enveloppes de papier : les meilleures pour la plupart des semences. Elles respirent, alors l'humidité qui reste peut s'échapper au lieu de faire moisir les semences.
- Petits pots de verre : excellents une fois les semences complètement sèches. Ajoutez un sachet de gel de silice (ou une cuillère à soupe de riz sec) pour absorber l'humidité qui traîne.
- Le congélateur : la référence pour garder les semences longtemps. Des semences complètement sèches dans un pot de verre bien fermé peuvent durer des décennies au congélateur. Laissez toujours le pot revenir complètement à la température de la pièce avant de l'ouvrir, pour éviter que de la condensation se forme sur les semences froides.
Identifiez chaque sachet dès que vous le remplissez : le nom de la plante, le nom de la variété, l'année de récolte et, si vous voulez, une courte note (« la plus savoureuse du rang »). Des semences dont vous ne savez rien sont des semences que vous hésiterez à semer.
La viabilité, combien de temps les semences restent bonnes (rangées au frais et au sec) :
- 1 à 2 ans : oignons, panais, persil, ciboulette, maïs
- 3 à 4 ans : haricots, pois, carottes, laitue, poivrons, radis
- 4 à 5 ans : famille des courges (concombres, melons, citrouilles, courgettes), choux et leurs cousins
- 5 ans et plus : tomates, basilic et la plupart des fleurs
Tester de vieilles semences (le test de germination). Comptez 10 semences. Placez-les entre deux essuie-tout humides dans un sac de plastique, et gardez-les au chaud pendant 7 à 10 jours. Comptez combien lèvent. Cinq sur dix, c'est 50 % de viabilité : elles sont encore bonnes, il suffit de semer deux fois plus serré.
Conseil
La règle d'or pour ranger les semences : frais + sec + noir. La chaleur, l'humidité et la lumière sont les trois ennemies. Une enveloppe de papier dans un tiroir de cuisine vaut mieux qu'un beau bocal sur un rebord de fenêtre ensoleillé, à tout coup.
Bâtir votre grainothèque

Au fil de quelques saisons, vos semences conservées deviennent une bibliothèque personnelle : une collection adaptée de façon unique à vos conditions. Une boîte à chaussures, une boîte à recettes ou une vraie boîte à semences en métal font toutes l'affaire.
- Gardez les semences de vos meilleures plantes. La tomate la plus hâtive, la courgette qui résiste le mieux aux maladies, la laitue qui est montée en graines la dernière dans votre chaleur d'été. Ce sont vos plantes mères. Vous sélectionnez ce qui réussit là où vous cultivez.
- Utilisez les plus vieilles semences en premier. Faites la rotation par année, comme pour l'épicerie. Un sachet de cette année va derrière celui de l'an dernier; celui de l'an dernier est semé en premier.
- Partagez généreusement. Un Un événement communautaire où les jardiniers apportent leurs semences conservées pour les échanger entre eux. Les échanges de semences créent des liens, préservent la diversité génétique et donnent à tout le monde accès gratuitement à des variétés adaptées à la région. (souvent organisé par des bibliothèques, des jardins communautaires ou des clubs de jardinage) est l'endroit où vos surplus deviennent les trésors d'autres jardiniers, et l'inverse aussi. Les échanges par la poste entre jardiniers sont une autre façon d'avoir plus de variétés sans dépenser un sou.
- Prenez des notes. Une petite note sur chaque sachet ou dans votre journal de jardinage (« 9 sur 10 ont germé, 85 jours avant le premier fruit, excellente saveur ») transforme votre grainothèque en registre de ce qui fonctionne chez vous.
Le saviez-vous?
Plusieurs des meilleures variétés de légumes au monde n'ont pas été créées par des semenciers, mais par des jardiniers à la maison. La tomate Brandywine, sans doute la variété ancestrale la plus célèbre, a été transmise au sein d'une seule famille amish pendant plus d'un siècle avant d'être partagée à grande échelle. Votre grainothèque peut devenir, elle aussi, un héritage à sa façon.
Ce que ça veut dire pour vous

La conservation des semences est le savoir-faire qui rend la culture vraiment autonome :
- Gardez les semences des variétés à pollinisation libre, pas des hybrides F1
- Faites attention à la pollinisation croisée : les plantes autopollinisées sont faciles; celles à pollinisation croisée demandent une seule variété par espèce par saison
- Chaque culture a sa propre technique. Commencez par les tomates, les haricots, les pois, la laitue et les poivrons
- Faites sécher jusqu'à ce que les semences cassent au lieu de plier, puis rangez-les au frais + au sec + au noir
- Identifiez tout : des semences que vous ne pouvez pas identifier sont des semences que vous ne sèmerez pas
- Testez les vieilles semences avec le test des 10 semences dans l'essuie-tout avant de gaspiller un rang sur des semences mortes
- Votre grainothèque devient plus futée chaque année : elle sélectionne ce qui réussit dans vos conditions à vous
Vous avez bouclé le cycle de la semence à la semence. De la semence que vous plantez au fruit que vous récoltez, puis aux semences que vous gardez pour l'an prochain : la boucle complète de la culture.
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Question 1 sur 3
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